
On n'y entre qu'avec un nom et une phrase.
Aucun numéro de téléphone, aucune adresse électronique, aucun nom n'est visible. Chacun choisit un pseudonyme en franchissant la porte. Personne ne sait qui sont les autres, et personne n'a besoin de le savoir pour leur parler.
À l'ouverture, vous décidez combien de temps elle tiendra : un mois, un an. Vous pouvez la prolonger tant qu'elle vous sert. Le jour où vous ne le faites plus, elle disparaît avec tout ce qu'elle contenait. Ce qui n'existe plus ne se retrouve pas.
Un salon peut réunir un couple, une équipe, un bureau, une tablée entière. Personne n'a besoin de connaître personne : il suffit d'avoir reçu le nom et la phrase.
Pas de fil à faire défiler, pas de publicité, pas de suggestions, pas de compteurs à faire grimper, rien qui vous rappelle à l'ordre. Vous entrez, vous dites ce que vous avez à dire, vous sortez.
Votre message est rendu illisible dans votre téléphone, avant d'en sortir. Il traverse internet sous cette forme, arrive chez nous sous cette forme, et n'est remis en clair que dans le téléphone de celui à qui vous écrivez.
La clé qui l'ouvre est fabriquée à partir du nom et de la phrase du salon. Elle vit sur les appareils des membres, et nulle part ailleurs. Nous ne l'avons jamais eue et nous ne pouvons pas la reconstituer.
Autrement dit : si l'on venait saisir nos machines demain, on n'y trouverait que du bruit. Ce n'est pas une promesse commerciale, c'est la façon dont c'est construit.
Un salon de dix places pour un mois. Au-delà, le prix suit le nombre de places et la durée. Celui qui ouvre paie ; les invités ne paient rien, jamais, et n'ont aucun abonnement.